Je m’appelle Louise Canguilhem, je suis née en 1992 dans les Pyrénées-Orientales, à Céret. Fascinée par l’image fixe et en mouvement dès l’adolescence, j’entame après le bac une licence de cinéma à Montpellier, pour la poursuivre à Lyon, où je suivrais le cursus bi-disciplinaire Photographie et cinéma durant deux ans.

Je découvre alors la photographie argentique, la chambre noire, le papier baryté et la galerie du Réverbère. Un monde à part. J’y découvrirai aussi le cinéma documentaire, entre les deux mon coeur balance. Je poursuis finalement mes études de cinéma à Montréal, Perpignan, Singapour, puis Paris, toujours mon appareil photo en poche, argentique ou numérique. Une vie en mouvement pour enfin poser mes bagages à Paris afin de travailler dans l’industrie du cinéma pendant plusieurs années. Durant ce temps, je délaisse parfois mon appareil, mais je questionne et nourris sans cesse mon rapport à l’image.

En 2021, je me penche sur la photographie vernaculaire, et récupère une collection de photographies amateurs. Je commence à écrire des textes, et tente de donner une place aux photographies des autres. Ce travail là, entre autre, m’amènera finalement à questionner ma propre pratique photographique et à la reprendre en main. Toujours en questionnement sur : quelles histoires ai-je envie de raconter ? Comment les raconter ? Quelles images faire dans une société baignée d’images ? La pratique s’affine, je cherche, avec liberté.

Début 2025, j’ai rejoint l’agence Hans Lucas, qui me permet de diffuser mes photos d’actualité. Je développe en parallèle ma pratique documentaire sur des sujets sociaux comme les travailleurs précaires. Je m’attarde à documenter le plus justement les mouvements, les adaptations et résistances de nos sociétés. Je shoote en numérique et en argentique. Je vis entre Paris et Céret, dans les Pyrénées-Orientales.